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dimanche 24 avril 2011

Enfin de quoi ne plus oublier son adresse


Voici le genre d’habitation qui devrait ravir les commerciaux et livreurs du monde entier, puisqu’elle risque bien de leur faciliter grandement la vie depuis la démocratisation du GPS .
Oui, vous voyez bien un chiffre, 523, sur la fa?ade de ces maisons et ce n’est pas un hasard . Le tout est une association de 4 maisons préfabriquées dont les fa?ades ornées de balcon servent également à indiquer visuellement l’adresse de l’emplacement.
Des fa?ades qui seront modulables en fonction des numéros à associer à l’adresse, on peut d’ailleurs ici passer simplement de 352 à 523 en dépla?ant quelques panneaux.
Situées à Osaka, ces maisons démontrent un peu plus l’inventivité dont font preuve les architectes nippons. Fonctionnelles tout en restant très esthétiques, il ne vous reste plus qu’à choisir dans quel chiffre vous souhaitez poser vos meubles .

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dimanche 17 avril 2011

Tous les chemins mènent aux Roms

Mais qui sont ces ? voleurs de poules ? que nos gouvernants braquent de leurs pleins phares depuis plusieurs semaines ? Des dizaines de milliers de citoyens heurtés par les dérapages verbaux à répétition du pouvoir sont descendus samedi dans la rue pour protester contre ? un racisme d’Etat ? à l’encontre du ? peuple le plus discriminé et le moins protégé en Europe ?, selon l’observation du Haut commissaire aux droits de l’homme de l’Union européenne.
Ces ? bandits de grand chemin ?, tous mis dans la même roulote, forment en réalité deux catégories. La première, ce sont ? les gens du voyages ?, soit près de 400 000 personnes, la plupart fran?ais. La seconde ce sont les ? Roms ?, ils seraient 15 000, principalement originaires de Roumanie et de Bulgarie, et dont les deux-tiers sont des enfants. Le principal crime de nos compatriotes nomades est d’avoir décidé de vivre différemment au sein de notre pays. Les voici contraints de se placer hors la loi en occupant des terrains illégaux, malgré la loi Besson de juillet 2000 qui prévoyait après études et validations des élus territoriaux, 42 000 places de stationnements sur l’ensemble du territoire.
Dix ans après, seuls 14 000 emplacements existent, à peine plus d’un quart du nombre prévu, les maires des villes de plus de 5000 habitants étant les plus réfractaires à appliquer la loi. Ces derniers ne sont étrangement pas flashés par les préfets, d’ordinaire si zélés dans la course aux objectifs chiffrés. Prenons l’exemple des Hauts-de-Seine : sur les 300 emplacements théoriques réservés aux Gens du voyage, seuls 26 ont vu le jour, et ce, uniquement dans la ville de Colombes.
En ce qui concerne les Roms, la situation est encore plus complexe et pour tout dire, dramatique. Les premiers d’entre eux, venant de Roumanie, sont arrivés en France en 1989, profitant de la relative ouverture des frontières au lendemain de la chute du communisme pour fuir un pays qui les considérait et qui dans les faits les considère souvent encore comme une population inférieure descendant d’esclaves. Ils se sont d’abord installés à Nanterre. Les Parisiens les ont découverts dans le métro. A l’époque, ils les surnommaient ? les Tziganes roumains de Nanterre ?, comme le rappelle Laurent El Ghozi, élu de Nanterre et président de la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage.
Les Roms, citoyens européens depuis le 1er janvier 2007, font l’objet de mesures transitoires s’agissant de leur libre circulation à l’intérieur de l’UE. Ces mesures, dont l’une les oblige à justifier de ressources suffisantes au bout de trois mois d’établissement hors de leur pays d’origine, sont toutefois si restrictives qu’il leur est quasiment impossible de s’installer, de travailler et de vivre décemment en France comme ailleurs en Europe. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) a d’ailleurs recommandé, sans suite, leur levée immédiate.
Cette situation kafka?enne engendre de dramatiques déficits en termes de suivis éducatifs et sociaux, et maintient les Roms dans la misère. Que pouvons-nous y faire ? On peut toujours, comme le fait le gouvernement, donner l’illusion de traiter le problème en désignant une population à une forme de vindicte, dans le but de divertir l’électorat angoissé face à la crise.
On peut aussi prendre le problème à bras-le-corps : en faisant respecter la loi Besson, associée à une véritable politique d’éducation et d’insertion. Cette politique ? positive ? à l’égard des 12 millions de Roms d’Europe ne peut être sérieusement menée qu’à l’échelle de l’UE, en faisant appel à la solidarité économique des Etats membres. Sinon, autant siphonner une marée noire avec un simple bidon d’essence.
Enfin, dans un souci d’honnêteté citoyenne, chacun de nous doit questionner son propre regard, rarement amène et généreux, sur les Roms, en se posant ces simples questions : ai-je cherché à conna?tre, à comprendre ou à rencontrer ces personnes ? vivant ? de l’autre c?té du périph et faisant la manche dans les centres villes ?

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lundi 11 avril 2011

Les Turcs existent, nous les avons rencontrés

Lorsque je pense aux Turcs de France, je ne peux m’empêcher de me remémorer ce portrait de ce grand monsieur moustachu, à l’élégant chapeau posé sur la tête, vêtu d’un manteau de laine vert, aux traits fins et aux yeux bleus pénétrants. Le portrait de ce monsieur que je voyais tous les mercredis matins, perché en haut d’une armoire de notre classe d’arabe dans ma Sologne natale, je le reverrai à Istanbul des années plus tard, lors de mon séjour académique sur les rives du Bosphore. C’était celui de Mustafa Kemal Atatürk.
Car cette salle de classe que l’on utilisait pour nos cours d’arabe, dispensés par un professeur marocain envoyé par le royaume chérifien, était elle aussi fréquentée par nos camarades turcs qui y recevaient, un peu plus tard dans la journée, les cours de leur langue maternelle. Cette salle, qui se situait dans un préfabriqué, où l’hiver, disons-le, nous nous ? gelions les miches ?, m’a marquée à vie. Chaque mercredi matin, les lettres calligraphiques arabes c?toyaient sur le tableau noir l’alphabet turc. Je me demandais toujours comment une langue qui paraissait à l’oreille si compliquée et qui avait l’air de ressembler à celle de nos parents, pouvait s’écrire simplement en lettres latines ? A l’image des deux épiceries du quartier, arabe et turque, ces deux cultures dans cette salle de classe cohabitaient tranquillement.
Malgré la méconnaissance que l’on a, en France, de l’identité des immigrés turcs, ceux-là alimentent, c’est le cas de le dire, depuis longtemps, notre quotidien : qui n’a pas été sauvé à 23 heures par l’ ? ekmek ? (pain en turc) de l’épicier du quartier ? Qui ne s’est pas goinfré, en sortant de bo?te, d’un adana kebab au go?t délicieusement épicé ? Les communautés turques installées en France ne se réduisent bien s?r pas à ces aspects coupe-faim. Les Turcs, ce sont aussi, la confection, le batiment, l’investissement immobilier, des PME et un réseau associatif extrêmement dense.
Vendredi 20 février, je décide d’aller interroger quelques turcs sur leur vie à Paris, leur attachement à leurs origines et leurs aspirations. Je saute dans le bus numéro 47, direction le quartier turc de la capitale, rue du Faubourg-Saint-Denis. Dans le transport, j’aper?ois un homme, la quarantaine à peine, lisant le plus populaire des journaux turcs, Hürriyet, ? liberté ? en turc. Je m’approche de lui et lui demande s’il accepterait de répondre à mes questions pour un article sur les immigrés turcs à Paris.
D’entrée de jeu, Emin, qui n’a pas souhaité être pris en photo, annonce la couleur : ? Je ne suis pas turc, je suis kurde ?, lance-t-il tout fier. Originaire de Mardin, ville du sud-est turc, arrivé en 1987 après avoir passé une douzaine de jours en transit en Italie, Emin me raconte son arrivée en France : ? J’avais 18 ans, c’était la première fois que je quittais mon pays, que je venais en Europe. Je ne parlais que le turc et je n’avais que 3500 francs en poche, dont le tiers a servi à payer le passeur. ? Une fois à Paris, Emin demande le statut de réfugié politique. Au bout de six mois, il est régularisé et s’installe doucement: ? J’avais trouvé une place dans un foyer à Gonesse, dans le 95. J’y suis resté deux ans. Je vivais avec des Turcs, des Kurdes, des Arabes. On s’entendait très bien. Et j’ai trouvé du travail assez facilement dans la confection et plus tard dans le batiment. ?
Lorsque je lui demande de quelle nationalité il se sent, Emin répond sans hésitation : ? Je me considère avant tout comme un Fran?ais. J’adore la France. Quand je rentre en Turquie en vacances, la France me manque très vite. Et puis ici, je me sens libre. Là-bas, il y a des choses dont on ne peut parler, comme exprimer notre identité kurde. ? Aujourd’hui, Emin, marié à une Fran?aise d’origine kabyle, est gérant de café dans le quartier de la Gare de l’Est, une réussite dont il mesure le parcours difficile : ? Ce n’était pas facile pour moi. J’ai d? me battre, économisé de l’argent pendant des années. Mais c’est une caractéristique des Kurdes et des Turcs : nous avons besoin d’avoir des responsabilités, de prendre des risques et de nous battre pour cela. Aujourd’hui, beaucoup ont monté leur affaire dans l’h?tellerie, la restauration, le batiment ou le tourisme. ?
Si Emin se sent fran?ais à part entière, il garde tout de même des liens avec ses origines : ? Je reste proche de mes racines, car ici, on peut facilement les perdre. On se retrouve à l’occasion du Bayram*, durant les fêtes kurdes mais aussi à No?l. A la maison, on fait le sapin car je ne veux pas que mes enfants soient différents de leurs camarades. ? Je l’interroge sur la candidature turque à l’Union européenne : ? Pour moi, la Turquie est déjà européenne. Si l’Union n’en veut pas, c’est que la Turquie est un pays musulman et qu’elle deviendrait, une fois entrée, le deuxième plus grand pays d’Europe. C’est dommage, car du point de vue stratégique, la Turquie serait un avantage pour l’Europe. ? Et que pense-t-il de la très faible attention médiatique portée aux Turcs en France ? ? Les communautés turques ne sont arrivées que récemment, alors que les Arabes, par exemple, en sont à la troisième voire à la quatrième génération, répond-il. Il faut encore du temps je pense. ?
Nassira El Moaddem

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lundi 4 avril 2011

Educateurs face à la violence dans les foyers pour enfants

Les parents qui ont affaire à Madame l’assistante sociale vivent souvent comme une injustice le placement de leur(s) enfant(s) en foyers. Ils estiment que c’est leur r?le, et celui de personne d’autre, de répondre aux besoins de leur progéniture, quand bien même ils n’y parviennent pas pour des raisons toujours dramatiques. La plupart des enfants placés, y compris ceux victimes de violences parentales, ressentent également cette coupure comme une déchirure. ? On ne peut rien y faire. C’est naturel. Un enfant ne peut qu’aimer ses parents, ce sont ses points d’attaches, ses repères dans sa vie ?, explique Fatima, éducatrice dans un centre maternel situé en banlieue parisienne.
Des ? repères ? à ces enfants, c’est justement ce que tentent d’apporter les équipes éducatives de ces établissements, et ce n’est pas chose facile quand on connait les ? profils ? accueillis. ? Dans le foyer de jeunes où j’exer?ais, se rappelle Michel, qui a exercé dans un foyer de l’enfance avant de se diriger vers un centre maternel, des jeunes enfants de 6 ans dont certains avaient subis des attouchements sexuels c?toyaient des adolescents sujets à des crises de violences extrêmes. Entre ces enfants et ces adolescents, il y avait des clandestins mineurs fuyant des pays en guerre et des victimes de trafic d’êtres humains. ?
Les foyers de l’enfance accueillent des enfants victimes de maltraitance ou d’abandon. Les centres maternels, eux, re?oivent des mères se trouvant dans des situations impossibles. On imagine aisément la dureté du travail dans ces institutions. ? Nous sommes là pour faire de l’accueil d’urgence et accompagner. C’est notre travail et nous sommes formés pour ?a ?, poursuit Michel.
Ces éducateurs ont affaire à des ados complètement perdus, qui pour certains ont baigné dans la violence et sont passés par le système judiciaire. La formation qu’ils ont re?ues leur a appris à ? gérer ? les insultes que les jeunes leur balancent : pères, mères, grands-parents, s?urs, cousines, toute la parenté de l’éducateur en prend pour son grade. Et puis, il faut faire avec les dégradations de matériels, les processus d’autodestruction, les violences entre jeunes au moindre différend. ? Tout le travail qui a été fait durant notre formation nous permet de prendre de la distance et de nous dire que ce n’est pas nous qu’ils visent par leurs insultes. On est constamment en train de relativiser, sinon on passerait nos journées à nous battre, et ce n’est pas notre travail. ?
Dans les centres maternels, la violence physique et verbale est nettement moins présente que dans les foyers de l’enfance. Deux mondes que conna?t bien Michel. ? Certes, dans les centres, c’est plus calme, explique-t-il, mais à l’extérieur, les mères ont une vie stressante. Beaucoup ont pris des coups de leur mari et craignent de tomber sur eux au coin d’une rue. ? C’est le cas de Fran?oise, mère de deux petites filles. Elle a été violentée et rabaissée par son mari durant plusieurs années. Elle a fui il y a trois mois le domicile conjugal pour se ? cacher ? dans ce centre maternel de la banlieue nord de Paris.
? Mon mari suit ma mère pour remonter jusqu’à moi. Je vis avec la peur de tomber sur lui dans la rue, ou qu’il débarque un jour ici. Il appelle les différents centres en se faisant passer pour quelqu’un d’autre pour savoir si je suis là. ? La décision de quitter le domicile a été dure à prendre : ? Je ressens de la culpabilité par rapport à mes filles, car je les enlève à leur père et les emmène vers l’inconnu. Je voulais qu’elles soient heureuses, mes filles. ?
Le fonctionnement de ces institutions accueillant des vies bouleversées conna?t des ratés. Imen est cuisinière depuis 10 ans dans un foyer pour jeunes. Dix années d’instabilité, raconte-t-elle : ? Trois directeurs ont défilé depuis que je suis là. Les deux précédents ont démissionné à cause de divergences et de tensions avec la hiérarchie ou avec l’équipe éducative. ? Dans le foyer où travaille Imen il n’y a pas que les directeurs qui ? défilent ?, les éducateurs aussi. ? L’équipe est sans cesse remodelée, ce qui ne permet pas de créer un esprit d’équipe entre les encadrants. ?
La qualité du personnel, ensuite, est un véritable souci. En 2007, un foyer pour jeunes a été fermé à Villepinte (93). Des éducateurs y avaient été soup?onnés de maltraitance et de fermer les yeux sur certaines pratiques. ? Ils auraient infligé, entre autres sévices, des douches froides aux enfants pour les calmer, et certains parmi ces éducateurs auraient fait rentrer de la drogue ?, raconte Fabien, qui a travaillé dans ce foyer. ? En même temps, cela ne m’a pas étonné… Personne ne voulait travailler dans ce foyer car les conditions y étaient très difficiles. Des armes blanches se baladaient dans les poches. La direction recrutait n’importe où et n’importe qui. Il y avait des mecs qui n’avaient jamais travaillé dans le monde éducatif. Ils étaient recrutés via l’intérim ! ?

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